C’est injuste !
Que se passe-t-il ?
Depuis la rentrée universitaire 2010, les présidents de l’UFC, de l’UB, le directeur de l’ENSMM, etc. se sont lancés à corps perdu dans les très alléchants appels d’offre du Grand Emprunt de Sarkozy. Ils ont créé une Fondation de Coopération scientifique pour servir de réceptacle à la manne espérée, (avec un président rémunéré 100 000 euros comme juste salaire de son dévouement à la tâche). Ils ont précipité la fusion de tous les établissements grâce à leur idée de génie d’Université fédérale, permettant enfin, par la mutualisation des services et des formations, de dégager les marges financières rendues nécessaires par le passage aux RCE. Ils ont engagé une agence de cabinet conseil (à Toulouse, cela a coûté 400 000 euros, seulement 10 Rolex) pour rédiger un fascinant projet baptisé Humanticipation. Ils ont pris des cours d’anglais à l’aide d’un coach pour se préparer au grand oral face au jury international. Et pour quel résultat ? Recalés aux pré-sélections !
SUD Education vient au renfort des présidents
Nous n’avons pas peur de le dire : tout ça pour ça ? C’est trop injuste ! Nos présidents l’ont dit et nous les croyons : ils ont « impressionné » le jury grâce à leur maestria, grâce à leur fougue, au magnétisme animal qui se dégage de leur personne et à la richesse et la profondeur de leur concept d’Humanticipation. Comment va-t-on faire si on n’obtient pas les sous maintenant ?
Aujourd’hui, SUD Éducation s’adresse à tous les personnels qui sont habituellement hostiles aux grèves et aux blocages. Ce blocage de l’Idex est intolérable !
Vous regrettez sans doute de ne pas avoir été consultés pour élaborer le projet d’Idex, maintenant s’offre enfin à vous la possibilité de venir au secours de l’institution : aujourd’hui, vendredi 1er avril 2011, déclarez-vous en grève, (envoyez un mail aux services du personnel). Depuis le 1er janvier 2010, RCE obligent, les sommes retenues pour « fait de grève » ne retournent plus à l’État mais sont conservées par l’Université.
En vous déclarant en grève, tout en allant travailler, vous ferez une bonne action.
Ensemble, si on s’y met tous, si on fait preuve d’ardeur à la tâche et d’abnégation, nous parviendrons à compenser les millions espérés mais non obtenus.
Il faut le faire, c’est pour la bonne cause !